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06/06/2014

L’EXODE A TRAVERS LA FORET

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     Les tiagba ont été contraint de fuir leur région d’origine, kodakui à la suite d’un drame qui dégénéra en une guerre fratricide.

     Le conflit interne qui opposa les membres de l’ethnie tiagba a pour origine un homicide commis par deux groupes de jeunes. Alors qu’une femme passait à leur extrémité pour aller à la rivière, les firent des paris sur le sexe de l’enfant qu’elle portait en son sein. Le premier groupe soutenait que l’enfant était de sexe masculin, et le deuxième le contraire. Pour se départager ils décident de vérifier en ouvrant le ventre de la femme et le premier groupe gagna le pari car l’enfant était de sexe masculin.

     Après ce coup, les jeunes réalisèrent la gravité de leur acte. Pris de peur, ils s’enfuirent. Un villageois découvrait quelques instants plu tard la dépouille de la victime. Les parents de la jeune apprirent la nouvelle et en informèrent tout le village. Ils ne trouvèrent personne qui veuille les aider. Une alliance est scellée et qui permet ainsi au tandem bété-scission tiagba de lancer un assaut la citadelle du rameau principal des tiagba. La bataille fait rage, la victoire pencha du coté des assaillants et les tiagba décidèrent de prendre la fuite. Alors commence l’histoire de l’exode, un vaste mouvement migratoire qui poussa les tiagba à se subdiviser en plusieurs groupes qui se sont éparpillé à travers la foret.

     Le groupe le plus important des tiagba, qui se dirigeait vers le sud à travers la forêt créa une série de petits village sur son itinéraire, intégra certains ethnies. Le reste progressa vers gomon et atteignit le fleuve Bandama. Une légende fixe cette étape de la migration des tiagba, un récit épique pour la traversée du Bandama, le génie du fleuve exigea un sacrifice d’un être vivant en l’occurrence un homme. Le leader du groupe Egoula Djoupro  assisté de son vassal, Boua, transmit la demande à ses congénères. Tout le monde refusa d’offrir un des siens, la sœur d’Egoula Djoupro accepta de remettre un de ses fils. Alors elle remit son fils à son frère pour l’offrir au génie. Dès qu’Egoula Djoupro jeta son neveu dans le Bandama, les eaux du fleuve se divisèrent en deux pour laisser passer les tiagba. Les fuyards de Kodakui furent ainsi sauvés grâce à l’acte exemplaire de cette femme. Cette rappelle le mythe de la traversée du Comoé par les Baoulé sous la conduite de la reine Abla Pokou.

     Arrivé sur l’autre rive, certains se détachèrent du groupe, les uns ont fondé Tiévissou et d’autres hameaux, les autres ont progressé vers Nandibo, chez les Baoulé créant des campements le long de leur itinéraire. Sous la conduite de leader Egoula Djoupro ;une douzaine de famille a poursuivi la longue marche vers le sud. Ce groupe débouche sur les rives de la lagune Ebrié, jusqu'à Poda dans la contrée de Tamabo. De cette retraite provisoire, le leader Egoula Djoupro lança un groupe de reconnaissance. Les éclaireurs tiagba localisent une fumée de l’autre coté la lagune. Ils tentent de la joindre en se déplaçant sur des troncs d’arbre relie les uns des autres.

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